Tavascan le ski d’ailleurs

Publié le par guillaume

Lundi 14 novembre 2005
Tavascan n’est pas un rêve. Elle existe vraiment ! Ce n’est pas une sublimation de mon esprit… Mais comment ai-je pu vivre aussi prêt sans jamais y aller. Et bien peu-être simplement parce que cette petite station de Catalogne n’est sur aucune carte. Que personne ne la connaît et que personne n’en parle.
En effet, cette micro station nichée dans la petite vallée de Noguera de Cardos n’est référencée quasiment nulle part. 1TS 2 places… voilà l’infrastructure de la station.
En venant de France par Vielha, le dépaysement est total. On passe par la station de Baqueira et le port de la Bonaïgua endroit au combien dégradé par l’ogre station de Baqueira-Beret. Nous cheminons encore 60kms jusqu'à Llavorsi à l’embouchure de la petite vallée, que l’on remonte sur 20kms jusqu’au village de Tavascan 

La aucun panneau n’indique la moindre station… Il faut être sur d’où l’on va car la route est vraiment toute petite et assez inhospitalière. On est vraiment au fin fond des Pyrénées Catalognes Espagnoles.

En arrivant tout au bout du village, on tombe enfin sur un petit panneau en bois qui annonce : Estaciò des esqui. La route devient encore plus chaotique pour monter jusqu’au domaine, il faut vraiment avoir la foi. Deux véhicules ne peuvent quasiment pas s’y croiser. Nous arrivons de nuit. Ciel assez couvert, on n’y voit pas grand-chose. On fait chauffer le réchaud et on s’endors sur le petit parking sans être trop sùr de nous.

 

Le lendemain c’est l’émerveillement. Le cadre est superbe. Quasiment personne sur le parking. Un seul bâtiment qui fait office d’hôtel (plutôt dire refuge), restaurant, caisse, location de matos, sanitaire. Un seul télésiège 2 places désert les 5 pistes du domaine pour nous porter 500m plus haut.

Le domaine skiable est petit, mais pas mal de lignes s’offrent à nous avec un petit peu de sueur.  On trouve des vallons, du raide et même pas mal de barre à sauter dont certains gros fly à se mettre sous la dent. Ce premier jour nous met bien en bouche dans une neige pas trop mal. Mais la neige commence à arriver en fin d’après midi et on décide de descendre dormir dans la vallée pour ne pas trop se les cailler là haut (1700 m tout de même et -20° annoncé).

Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà prêt à regravir la petite route qui mène à la station. 1er constation, ça a bien posé dans le bas de la vallée et le haut à l’air bien chargé. 2eme constation, l’engin de déneigement de la route n’est autre qu’un tracteur agricole équipé d’une lame. On prend notre mal en patience mais on arrive tout de même en haut pour 9h30. Bien sùr personne à l’horizon ! Les fats vont chauffer. Le temps est couvert mais pas mal d’éclaircies nous laissent la place de faire de gros run. C’est tout bonnement splendide, personne à l’horizon, 50cm de fraîche et des runs de 500 à 700m à couper 3 spatules. Raconter la journée serait indécent tant elle fut orgasmique. La seule chose que je peux dire, c’est que nous avons eut droit à du grand ski. Des lignes de toutes beautés dans un cadre magique. Le temps de prendre notre temps, de lacher les watts….

J’adore l’Espagne pour ce genre de choses, bien plus que pour ce qu’elle fait dans des coins comme Le pla de Beret ou à Formigal. J’ai fait un rêve éveillé et le retour a été dur. Surtout le fait de skier ailleur…. Mais je piste depuis les flux d’Est pour retourner au Pays du rêve blanc !

 

Publié dans Trips-Spots-Balades

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