Comment la modernité a tué le freeride.

Publié le par guillaume

Comme le disent toujours les anciens : c’était mieux avant. Force est de constater qu’en vieillissant on regrette indéniablement ce que l’on a connu avant. On chérit la douce époque où tout était incontestablement différent mais tellement bien !

De nos jours, le freeride n’est plus une sinécure.  On peut être freerideur à temps partiel alors qu’avant il fallait se donner corps et âme à la discipline, vivre une vie quasi-monastique tournée vers la culture de la powpow !

La modernité a tué le freeride à l’ancienne. Aujourd'hui, avec les skis modernes, ultra faciles à skier, le moindre touriste est capable de tracer les bons champs de poudre sans effort.

Internet a généralisé le freeride. Les internautes savent mieux que les locaux le temps qu’il fait sur leur domaine. La neige n’est pas encore tombée que l’internaute connaît déjà la quantité et la qualité de la neige. Alors qu'avant le local était le mieux placé pour voir arriver la perturb, qu'il sentait les éléments changer et devait se lever pour aller voir les quantités et la qualité, maintenant il n'a plus besoin de bouger de son fauteuil pour savoir si la journée est parfaite ou pourri !

De nos jours, le moindre spot est topographié et photographié tandis qu'avant il fallait passer sa vie sur le spot, se faire connaître des druides du coin pour qu’ils nous "offrent" leurs meilleurs spots. Il fallait savoir lire une carte, appréhender le spot bref laisser le temps au temps, faire les bonnes rencontres et se faire connaître, intégrer. Maintenant on voit des hordes de freerideurs "RTTisés" qui passent de spots en spots en ravageant tout sans dire mots à personne.

Je suis sûrement atteint du syndrome « du vieux con » mais j’aimais le temps, pas si reculé, où l’on pouvait encore tracer 3 jours après une chute sa petite combe secrète, prendre son temps en semaine. Maintenant on est obligé de partir dans des pays improbables, finissant tous par IE, pour redécouvrir les joies du Freeride Libre et, à notre tour, devenir les touristes d’un autre. Obligé de passer au ski de freeride/rando, chose superbe dans l’absolu, mais n’est ce pas par dépit plutôt que par choix ? Le mix était plus équilibré avant.

Ce cher Charles Darwin a vraiment mis le doigt sur LE problème ! L'intégrité des logiques scientifiques et l'état contemporain des connaissances positives en matière d'histoire évolutive du vivant. Je n’ai qu’un mot à dire : quelle SALOPERIE cette évolution du skieur !

 

 guillaume25

 

 

 

 

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Patrice 06/12/2010 22:20


Salut a tous , et oui guillaume fini le bon vieux temps ou on pouvait prendre le temps pour tracer en station ( l ayré et ses sapins, les couloirs coume lyse etc..) Observer, ressentir le terrain c
est primordial pour un bon « run ».En station ca devient du grand n'importe quoi, beaucoup trop de « riders » oublient trop souvent les règles primaires de sécurité. La seule
chose qui compte en station c est « tracer tracer et tracer » quitte a etre a 10 sur la meme plaque. Bref, j'exagère peut etre un peu mais bon, maintenant vive les vallées reculées et les
cuisses.
Bonne saison a vous tous et prenez du plaisir !


antoine 06/12/2010 16:35


Si si mais bon ou est le problème les gens vont plus sur les bords de piste et après . C'est pas pour autant que je suis obligé de me presser si je dois une face nord de bellecote ou bien un grand
col ( oui je skie aux arcs ) . C'est une réflexion d'égoiste pur et simple


Matveieff Michel 06/12/2010 14:09


Antoine : tu n'as rien compris, le ski de montagne, c'est bien plus que de savoir faire des courbes...


Antoine 06/12/2010 13:33


On sent bien votre jalousie !!! . Eh oui le freeride n'est pas si difficile que ça comme le prétends certains skieurs


Matveieff Michel 06/12/2010 12:57


100% vrai... Après, la question est de savoir si on est prêts à partager ou pas... Au début oui, évidement, ensuite, non, car il n'y a plus rien a partager, on n'as plus que des miettes.
Cauterets samedi, le petit Tk ouvert 9h15, les Ts ont ouvert entre 10h15 et 10h45... tout était architracé à 11h45... On a skié stressé, dépités, tellement c'était la course à la traçe, un vrai
carnage... On s'est rattrapé l'après-midi en peaux, mais bon on aurait du passer la journée à faire de la peau, à la station c'était du délire...
Alors, je me pose une question, on aime partager notre passion pour la rando, mais ne vas t'on pas être débordés encore une fois. J'ai vécu ça pour le Hors-Piste, le surf d'eau... Ca suffit!
Certains trouvent ce type de commentaire égoiste, c'est faux... Le freerideur "moderne" ne prend pas le temps de comprendre ou de connaitre... de sentir la nature, ressentir ses vibrations, ses
ondes et tous les signes qu'elle nous envoie... la montagne, comme l'océan et tout ce qui est naturel, ça s'apprend à la longue, à l'année... Les randos d'été sont entre autre des repèrages pour
l'hiver (nature des sols, ancrage...)... Samedi après-midi, on a vu un gars faire de la peau sur le bas du Mauloc, il enchainait montées descentes de 100m de Denivelé juste à côté d'une grosse
palque partie à l'herbe dans une zone archi craignos. Le freeride (la rando freeride prend peut étre le même chamin) moderne, c'est du nimporte quoi, on a des skis facilitant, on y va sans se poser
la moindre question, c'est Disneyland... Dans la vie les choses se méritent, se construisent peu à peu sinon ça reste superficiel et c'est un véritable gachis... du BLINGBLING... Alors non, ce type
de raisonnement n'est pas égoiste, il est élitiste en terme de respect et connaissance de l'élément, pas en terme de fric.
Michel