Bulgarie, l'esprit du Freeride

Publié le par guillaume

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La Bulgarie commence à résonner doucement d’une bonne réputation aux oreilles des freeriders, bonne neige, pas grand monde, dépaysement et bas prix. A Moins de 4 heures d’avion des Pyrénées, on se dit que ça vaut le pet de tenter le coup. Mars 2010, nous voilà donc partis pour 15 jours de Freeride en Bulgarie.

Arrivés à Sofia de nuit, nous ne pouvons pas discerner si la neige est bien présente sur les montagnes avoisinantes du massif de Vitosha. En effet, ce petit massif de 20kms sur 20kms, véritable poumon de Sofia, se trouve à seulement 10 minutes du centre ville. Après un atterrissage tardif et les joies de retrouver les si bonnes routes de cette partie de l’Europe, nous arrivons enfin à l’Auberge ou nous recevons un super accueil même à minuit… Après un petit peu de rangement, coups d’œil par la fenêtre, il neige… ca sent bon pour demain.


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Vitosha la citadine

Partis tôt pour arriver rapidement sur Vitosha, nous sommes pris en plein bouchon Sofiaute, démultiplié par la présence de la neige. Force est de constater que les Bulgares sont plus alaises que les français sur la neige. Nous ne déplorons pas le moindre accrochage ou le moindre véhicule en vrac dans un fossé, ceci est encore plus à souligner quand on sait qu’aucune route n’est encore déneigée à 10h. Après une bonne bataille pour arriver sur le domaine, on se rend compte qu’il a autant neigé en haut qu’en bas. Mais le petit 15cm est très bien pour se remettre en jambe. Le domaine est sympa, petit, mais relativement boisé, on peut même redescendre jusqu’à Sofia quand la neige est en quantité assez basse. Bonne 1ere journée poudreuse, nous redescendons en milieu d’aprèm car il commence à neiger fort !!! Le lendemain s’annonce fort bien. Après une courte nuit arrosée de kamenitza, il n’y a pas moins de 30cm dans les rues de Sofia, on monte plus rapidement que la veille. Une très bonne journée dans une grosse poudre, nous jouons avec la forêt, puis les éclaircies nous permettent de rider un peu le haut du domaine. Malheureusement propice au fort vent, donc souvent mois poudreux que le bas du domaine. Au final après deux jours de ride sur Vitosha, le domaine s’avère fort sympa avec un peu de relief, une bien belle forêt, mais on en fait tout de même vite le tour. Disons que sans neige le spot doit s’avérer plutôt fade, nous avons eu de la chance et nous avons bien exploité le créneau météo. De plus malgré sa proximité avec la capitale, le domaine n’est pas trop vite tracé quand même.


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7 Lacs de Rila la feniane

Rendez vous le lendemain matin avec notre pote Yvan, le local de l’étape, qui va s’avérer être un véritable sésame pour ouvrir pas mal de portes. Ivan parfaitement bilingue (parfois même meilleur que nous en Français) a passé plus de 7ans en France, il a monté une petite agence pour les riders de tous poils, il organise des camps freeride sur la Bulgarie et vous book aussi des séjours à la carte à moindre prix. Après 1h30 de route, nous arrivons sur le petit massif du Rila, au pied des 7 lacs de rila, un spot vraiment spécial. C’est en fait une petite station de ski avec simplement ts2 places qui vous monte 700m plus haut et une seule piste. Malheureusement, à notre arrivée la remontée ne fonctionne pas, Yvan appelle donc un pote qui vient nous chercher en skidoo. En effet, on loge en haut du domaine dans un grand chalet/hôtel à 2100m, quasi tout confort comme on en trouve rarement ,voir pas du tout, en France. Arrivés au pied du chalet qui se trouve sur un grand plateau c’est carrément l’extase : le chalet et situé en bas d’une belle face gavée de couloir tous plus appétissants les uns que les autres… Nous allons êtres bien ici pendant trois jours, surtout qu’apparemment à quelques heures de marche se trouvent des spots magnifiques, c’est le paradis du freeride rando… On chausse donc directement les peaux direction les 1ers couloirs. Malheureusement, le manteau est très instable et chaque appui fait couler le couloir ridé jusqu’en bas. En milieu de l’aprèm, le vent se lève et la neige arrive. 1ère nuit au chalet, nous avons droit a des petites spécialités locales grâce à Yvan, car il faut dire que les cartes en Cyrilliques sont quelques peu rebutantes !!! Il neige pas mal, mais ça vente fort.

Au petit matin, nous voilà prêts pour partir à l’assaut du cirque, mais on rebrousse vite chemin, trop de vent. Ce sera direction la forêt vers le bas et les Remontées mécaniques. Malheureusement, elles ne tournent toujours pas, soit disant trop de vent, tans pis on remontera avec les peaux. Vraiment mémorable une neige ultra froide dans un super spot, forêt bien ouverte, topo bien joueuse, vraiment un spot magique pour se faire plaisir et il y a de quoi tracer. Nous retournons au chalet vers midi pour manger. Yvan bataille sec pour nous faire ouvrir le TS et ça marche. Vers 13h, on nous annonce que c’est enfin ouvert et d’aller en profiter… Grosse rotation, on fait chauffer les cuisses en pensant se gaver toute l’aprèm tout seul sur le domaine. Malheureusement, arrivés en bas, on nous explique que la rm va bientôt refermer car trop de vent !!! Bizarre, donc on prend simplement une seule montée et pas un forfait journée… Arrivés en haut, pas de vent, la rm tourne toujours et on vient nous chercher quelques minutes plus tard au bar pour nous dire que ça tourne toujours…. Yvan a cerné le topo, on nous prend pour des cons à vouloir nous faire payer des allers simple plutôt que de nous vendre un forfait journée, alors même si ça fais mal au cul, on a décidé de ne plus prendre les Rm. C’est certainement un des meilleurs spots de Bulgarie pour la rando freeride, mais les gestionnaires du domaine ne se donnent vraiment pas la peine de faire les efforts nécessaires. Ils ouvrent, ou pas, sans prévenir à leur bon gré… Bref ils font fuir leur clientèle, dommage pour eux car le potentiel est énorme tant au niveau du paysage, que du ride !!!


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Kartala le joyau

Vu que les conditions de vent et la façon dont on nous prend pour des cons, Yvan nous suggère un secret spot pas trop loin avec un bon potentiel. D’après des potes à lui sur place, les conditions sont plus que bonnes. Direction donc Kartala toujours sur le massif du rila, avec un petit crochet par le monastère de Rila véritable joyau culturel et architecturel Bulgare. Arrivés en fin d’aprèm sur le spot, nous sommes surpris par le niveau du bâtiment qui accueille la télécabine, de super chambres d’hôtel et un resto sympa (tous ça dans le même bâtiment) qui tranche radicalement avec la route défoncée que l’on vient de prendre, où on ne croise quasi pas âme qui vive, dans une vallée plutôt inhospitalière. Yvan nous dégote un super plan avec son pote dameur. Après le repas, il nous monte sur le haut du spot pour une petite descente à la frontale… Chose quasi impossible en France. On a l’impression d’être dans une petite famille ici, on connait vite tous le monde et l’accueil est aussi chaleureux que le climat est froid. Bref, nous voilà quelques 900m plus haut en pleine nuit sans un bruit à dévaler une large piste. Un souvenir impérissable. Sans suivra une bonne fête Bulgare à base de Rakia.

Il a neigé dans la nuit et c’est parti pour une orgie de plus. Le spot a vraiment un potentiel énorme. Une seule télécabine qui vous monte 900m plus haut, une seule piste, mais du freeride partout, avec un gros bol rempli de couloirs et de pentes plus ou moins raides. Par contre la forêt n’est pas (encore) super exploitable (nous l’apprendrons à nos dépends), mais les locaux nous ont promi de s’occuper d’ouvrir quelques trouées dans l’été ;). Ici, on donne même un prix au arbre qui est équivalent à la chute qu’il vous à fait subir, Yordan, un spécialiste des câlins avec les arbres, nous a dévoilé des 5 leva, 10 leva 50 leva et même 100 leva !!! Une fois de plus, ça trace très peu et on peut sans problèmes profiter de la neige qui reste fraiche pendant nos deux jours de ride sur place.

Nous gardons vraiment un super souvenir du spot, autant par la qualité du ride que par l’accueil, la bouffe et les nazdrave incessants ! On reste partagé par contre, car le spot est plutôt méconnu, même par les bulgares, entre le fait qu’il a tout pour devenir un gros spot de freeride, donc de le diffuser ou alors de le laisser seul aux riders (connaisseurs) du coin ?! Car ici ce n’est pas une ou deux pales qui sont des secrets spots, mais tout simplement la station. Le 1er panneau qui indique la station est à seulement 100m du bâtiment !!! Alors que la 1ère ville se trouve à plus de 30kms.


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Bansko l’Européenne

C’est presque la larme à l’œil que l’on quitte Kartala, ou nous avons lié des amitiés en si peu de temps. Mais on nous parle tellement de Bansko, qu’il est temps d’aller visiter ce haut lieu du freeride Bulgare et même Européen. Direction le massif du Pirin à quelques kms de là.

Ici tout change, on à l’impression d’être chez nous. C’est blindé d’anglais, l’accueil est plus standardisé. Les rm sont ultra modernes, les pistes damées au cordeau. Même si au 1er abord, le spot ne nous attire pas plus que ça, on découvre vite en arrivant en haut du domaine les pentes de Todorka et comme l’appelle Ivan ‘The stair to heaven’. Une grande face de plus de 1000 m de déniv, avec d’innombrables possibilités en pente large, couloir plus ou moins raide et même ride en forêt, sans compter que derrière se trouve un énorme bol avec un max de face à exploiter en rando à proximité du chalet Vhiren. Nous allons nous y atteler pendant deux jours. Ici il y a plus de monde, même si ce n’est pas encore Cham. Mais on voit un peu plus de Fat et de rider qui tiennent sur leurs skis. C’est aussi un peu plus impersonnel comme chez nous et les rencontres sont plus compliquées, heureusement le retour d’Ivan deux jours plus tard va pallier à ça, avec ses « encore une fois », bon plan sur bon plan.


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Bezbog la Roots

Petit spots à quelques kms de voiture de Bansko, une fois de plus, sur le papier, Bezbog ne parait pas folichon ; une seule Rm et une seule piste. Mais comme souvent en Bulgarie, ça ne ve pas dire grand-chose pour nous autres freeriders. La rm offre 700m de dénivelé et de quoi s’amuser. Il n’a pas neigé depuis 3 jours, mais nous trouvons encore de la neige bien froide sur le spot. Une belle forêt à exploiter et quelques larges pentes. Le haut du domaine avec le mont Bezbog est bien appétissant aussi à quelques encablures de peaux du haut des Rm. Ici ça sent fort la Bulgarie, forfait en papier, TS2 places hors d’âge, prix tout doux et on se sent vraiment seul sur le domaine ! On profite bien du spot et les cuisses fument jusqu’à la fermeture. On y reviendra y passer notre dernière journée de ride Bulgare dans des conditions moins poudreuses, mais plus printanières, vraiment agréable pour finir un périple bien poudreux.

Le soir on retrouve Ivan qui nous fait découvrir un petit restaurant local, car sur Bansko les prix sont plutôt enflés. Le spot en question a été rebaptisé par les riders du coin Miserie, car il n’a pas changé depuis l’époque communiste, la déco est plus que sommaire, mais on peut y manger des bon plats locaux et y boire l’apéro pour mois de 4€ par personne. On finit la soirée dans une source d’eau chaude, un vrai régal qui nous détend bien pour la journée de ride du lendemain.


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Retour à Bansko ou l’on trouve encore de la neige fraiche à rider en forêt. Un bon régal, mais nous tombons sur les rangers du coin, sorte de garde forestier qui n’aime pas les freeriders et qui leur mettent des prunes à tout bout de champs, car le freeride est plus ou moins interdit dans certains secteurs (bien sûr les plus intéressants). Mais Ivan nous évite une fois de plus les galères, mais ça veut aussi dire que le secteur est mort pour nous. Nous allons donc devoir finir par un peu de piste, pas grave le spot s’y prête vraiment avec de véritables boulevards. Le soir, passage par le BashBar pour gouter les spécialités locales, et fêter l’anniversaire d’une copine locale à Ivan.

Bansko est vraiment un super spot une fois de plus, totalement différent des autres pots visités. Ici tous est plus moderne, mais c’est aussi indéniablement la plus belle montagne que l’on ai vu en Bulgarie pour le freeride. C’est gavé de forêt, de pente raide, de grande pale bien longue, mais surtout c’est gavé de poudre tout au long de la saison (mais ça c’est valable pour la Bulgarie toute entière !).

La Bulgarie commence à se développer, mais le vent du changement s’il rime avec tourisme de masse ne sera pas forcement bon pour nous autres avides de poudre solitaire, bien qu’il y ai de la place et du potentiel. Il faut dire aussi que nos amis de la perfide Albion (qui sont pour l’instant les touristes principaux du pays) ne sont pas les plus gênants en freeride pour l’instant. C’est vraiment une destination à découvrir de toute urgence, dépaysement et poudre quasi garantis pour des prix qui restent encore tout doux, surtout si l’on évite les sentiers battus. Mais pour ça, la présence d’un local est quasi indispensable !!!

 

Contact Ivan Ranguelov : mail : sculturecamp@gmail.com

                                      tel fr : +33630265445

                                      tel bg : +359889669511

 

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Publié dans Trips-Spots-Balades

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Commenter cet article

Gerald 16/05/2010 13:47


Hé hé super les vacances en plus je vois que vous avez pris un guide de qualité. Ivan est un super guide. J'etais parti avec lui egalement et j'en garde un super souvenir.

a+


pow peille 14/04/2010 19:06


magique!!!!
ca donne vraiment envie!
c'est très bien écrit!!!
je signe pour le prochain!!!
bijour del Breizh country!!!
à plus l'ami!