Africa surf

Publié le par guillaume




Aurel travaille maintenant au Congo.
Forcement, il est avec sa petite famille, sur la côte, à Pointe Noire, plus pratique pour le pétrole. Mais du coup, également pour le surf. 
Situé sur la façade atlantique, dans une eau chaude, avec quelques spots, d’après ses dires, vraiment pas trop mal, avec l’attrait combiné d’un continent que je ne connais pas (excepté le Maroc) et que j’ai envie de découvrir, sa population, sa nature exubérante, le choc culturel que l’on me promet… Bref, il ne m’en faut pas moins pour « essayer » de booker un voyage compliqué vers la terre mère. 
Compliqué oui, car on ne va pas au Congo comme on va passer le week-end à Palavas les flots. Tout d’abord le prix des billets d’avion, car Air France à le quasi monopole sur la destination et ne transporte quasiment que des expats, qui ce font payer le billet par les boites pétrolière… Ensuite, le Visa, pour lequel il faut une invitation et une adresse sur place, mais également sont prix, une centaine d’euro. Et en dernier lieux, les vaccins obligatoires (fièvres jaunes). Bref on ne part pas au Congo sur un coup de tête du jour au lendemain.





Après moult rebondissements j’arrive à me caller avec Aurel sur le mois de juin qui coïncide avec le début de la bonne saison de surf au Congo, avec des houles longue et plus grosse, mais aussi une eau qui commence à ce refroidir, au alentour de 24 durant mon séjour (certains « expat » locaux avait déjà sortie les combi…).
Quand j’atterris à PNR, je rentre de suite dans le vif du sujet, un joyeux bordel organisé à l’africaine m’attend à l’aéroport. Mais je récupère tous les bagages, planches y comprit, sans trop d’encombres. Pour ne pas me faire ouvrir et fouiller les bagages, même si je n’ai pas grand-chose d’illégal, hormis des cadeaux pour les enfants et du fromage des Pyrénées, il me faut graisser ma 1ère pate et tout ce passe sans encombre. 
Je retrouve ensuite Caro qui me conduit jusqu’à leurs appart. Et la, deuxième bordel organisé à l’africaine : la conduite. En fait, il n’y à pas vraiment de règle, il faut juste s’imposer ou êtres patient et surtout jouer constamment au chat et la souris avec les manges mille (les flics) qui, dés qu’ils voient un véhicule conduit par un blanc l’arrête pour essayer de trouver quelques chose à reprocher et repartir avec un petit arrangement… Une vacation sur le siège passager sans tee-shirt m’aura valu l’équivalent de 10€ ! Mais tout ce passe toujours dans une bonne ambiance et avec le sourire.




Après de bonne retrouvaille, le 1er matin, je suis réveillé à l’aurore trop excité à l’idée de découvrir de nouveaux spots. Pour la 1er journée, nous iront à Pointe Noire à 5 minutes de voitures de l’appart, sur un beach break sympa qui marche plutôt bien ce matin la, de jolie ligne de 1.5m relativement puissante déferle en gauche/droite. Quel plaisir de surfer en short au petit matin. Nous sommes le week-end et le spot se remplis vite, enfin remplis, c’est un bien grand mot, avec moins de 10 bonhommes à l’eau ce n’est pas la côte des Basques au mois d’Aout. En semaine, le spot est quasiment tout le temps désert. Il est composé principalement d’expatriés et de quelques rare locaux pur jus.
Le spot ressemble à notre côte girondo/landaise, une large bande de sable rectiligne sur quelques 10ene kilomètres. Il y a quelques cailloux au fond de ci de la qui fixe plutôt bien les bancs de sable et font que certains bancs marches quasiment tout le temps au même endroit. De petites baïnes pas trop marqué et très peut de courant.







Nous irons l’après midi dégusté du poisson grillé fraichement péché dans un « resto » de plage à la pointe indienne, une superbe baies (ou pas une vagues ne pète) sauvage ou il n’y a que sable, océan et végétations. Nous en profiterons pour aller voir le mémorial des esclaves, un plaques perdue dans la jungle qui ne paye pas de mine, mais qui rappelle que d’ici sont partis des milliers (millions ?) d’esclaves Africains de l’Ouest pour aller êtres exploité qui en Europe, qui en Amérique, qui dans les Caraïbes. Bref une sombre époque de l’histoire de l’humanité.








Le lendemain, directions un spot bien plus éloigné à 2/3heures de route, dans le parc national Conkouati. Le spot de la Numbi, aka pointe Kunda pour les locaux. La traversé du parc est superbe, sauvage et perdue, loin du monde. Nous n’aurons pas à loisir de voir les grand singes, ni les chimpanzés, pour cela, il faut  prendre beaucoup plus de temps et partir dans la jungle les chercher et avoir la chance d’en apercevoir…








La Numbi est un point break en gauche, un vague longueeee et superbe comme on en voit rarement. Nous seront seulement deux à la surfer toute la journée. Entre 1 et 2m suivant les séries, la rame est physique mais le surf y est vraiment parfait, même avec le vent, la mini baies reste abrité et les vagues glassy. Nous ferrons apéro barbecues à même la plage, comme des robinsons, on ne risque pas de déranger grand monde ici… et c’est la façon de vivre ici, dans la nature. Une superbe journée et une des plus belles vagues qu’il m’ai été donné de surfer. Et encore, soit disant, elle ne marchai pas super, les meilleurs jours on peut la rider jusqu’au mal aux jambes, sur plus de 400m !
















S’en suivront quelques jours de (bon) surf et de découverte de Pointe Noire, de ses alentours, d’immersion dans la culture et la manière de vivre locale ; avant daller encore découvrir un nouveaux spot.




Mvassa est un superbe spot à 1h de pointe noire. Ici pas de grande traversé sauvage, on suit la « conurbation » de PNR, pour finir par emprunter un piste improbable dans un village et arriver une fois de plus en 4*4 directement sur la plage. Sans un local impossible de trouver ce spot. Il faut également préciser qu’au Congo, le 4*4 n’est pas un luxe comme en France, qu’il est une nécessité si l’on veut un tant soit peut découvrir le pays et parfois même pour tout simplement pour circuler au alentour direct, voir même au centre ville de Ponte Noire !





 Le spot est un mixte, avec d’un coté un sympa beach break/dalle et à l’extrémité Sud un point break en gauche. Le paysage est une fois de plus splendide, tout seul à l’eau une fois encore, dans des vagues fun mais puissante. Aurel en profitera pour casser net en deux une planche que je venais fraichement de lui ramener de France. Mais la déception passe petit à petit quand nous rejoignons la « casse » qu’un de leurs amis leurs a prêté, à même la plage. Barbecues, farniente dans un cadre presque idyllique. Car oui, les plages du Congo n’ont pas grand-chose à envier aux plages d’Asie, sable blancs, cocotiers, superbe vagues…Le tourisme en moins !










Le séjour ce poursuivra au même rythme, surf de qualité, découverte et immersion ; seul le dernier jour ne verra pas de vagues et donc pas de surf, mais une bonne langouste grillé sur la plage avec une ou deux Turbo King (bières local) avant de reprendre l’avion direction Babylone.


















Un séjour en Afrique ne peut pas laisser insensible le voyageur que je suis. Un superbe pays pour le surf ça va de soit, une population attachante, toujours souriante et enjouée, prêt à dialoguer avec des expressions sortie d’un autre monde (je lui ai lancé les flammes= appel de phares, passe moi de la mayo (eau local) que j’intimide la flamme= calmer le BBQ, ah vraiment= !, le moyen= la voiture…)
Mais, il est surtout impossible de faire abstraction de ce qui ce passe la bas. Même si le Congo est un des payes les plus calme et sur d’Afrique, il l’est, car sa population est plutôt docile et que les exploitants des richesses, Européen, Américains et Chinois savent entretenir de bons rapport (financiers) avec les dirigeants du pays, qui, il ne faut pas ce leurrer sont placer au pouvoir par ces même personnes. Et les richesses, le Congo n’en maque pas, à commencer bien su par le pétrole, mais également sa forêt. Mais aussi une cote superbe, des parcs et une nature sauvage toute prête à accueillir les touristes du monde. 
J’ai eut la malchance de me retrouver au moment d’une pénurie de carburant, j’ai tout bonnement halluciné de voir qu’un pays producteur de pétrole pouvait ne plus avoir de carburant dans ses stations services pendant quasiment 3 jours, avec des queues interminable aux pompes. 
Cet événement résume assez bien mon ressentis général, on a les richesses, mais ce sont les autres qui en jouisses !


























































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